
Un duo de jeunes talents, Fabian Monheim et Sophia Wood, qui est basé à Londres. Le premier est allemand, la seconde est suédoise. Ils se rencontrent durant leurs études (1991-1994) au St Martin’s graphic design. Alors que Sophia Wood effectue un master de design au Royal College of Art qu’elle obtient en 1996, Fabian Monheim fonde le mouvement lomographique dont le principe est de tourner des scènes sur le vif sans scénario préétabli, à l’aide d’une LOMO (petite caméra automatique russe). Ainsi dans l’exposition ’DeSign DeZinc’, on découvrira des images du monde entier tournées selon le mode lomographique.
Fly, dont le processus créatif privilégie avant tout la spontanéité et une liberté sans limites, est l’auteur d’un grand nombre de réalisations : identité visuelle d’entreprises, d’expositions, d’intérieurs de bars, de restaurants notamment à Londres et au Japon ; création artistique de vidéos, de courts métrages, de génériques de films; conception graphique de livres, de magazines…; design d’objets et de meubles.
Associés depuis 1982, Elizabeth Garouste et Mattia Bonetti, après avoir créé le style ’barbare’, ont imposé un regard à la fois poétique et insolite sur la création de ces dernières années. Chefs de file du nouveau baroque, ils travaillent à ’quatre mains’, imaginent, dessinent, façonnent les matériaux les plus divers, mariant les contraires avec ingéniosité et audace.
Reconnus dans le monde entier, Garouste & Bonetti sont ainsi les auteurs d’un grand nombre de réalisations prestigieuses : des produits cosmétiques acidulés pour Nina Ricci à toutes les formes de mobilier pour des commandes privées ou publiques en passant par la décoration d’intérieur, le design d’objets pour les Cristalleries Daum, les Faïenceries de Gien, Ricard, la création de tissus pour Bouchara ou encore la décoration extérieure et l’aménagement intérieur du tramway de Montpellier, la création de bijoux, etc.
Garouste & Bonetti ont été élus créateurs de l’année en 1991. Leurs créations ont fait l’objet de nombreuses expositions tant à Paris qu’à New York, Tokyo, Londres, Munich, Düsseldorf.
Créateur éclectique, Olivier Gagnère se situe aux frontières de l’art, de l’artisanat et du design. Esthète solitaire, indépendant ce qui lui permet d’échapper à toute norme esthétique, Olivier Gagnère s’inspire de la tradition des arts décoratifs, l’enrichit et la fait évoluer. Soucieux de ne pas rompre avec l’histoire, il donne une âme à la modernité, crée des objets, des meubles, des luminaires, etc., en utilisant des matériaux aussi variés que la porcelaine, la faïence, le verre, le bois. Il décore également des lieux comme le café Marly du Louvre, le salon de thé Bernardeau, rue Royale, à Paris. Les créations d’Olivier Gagnère sont exposées en France à la Galerie Maeght de Paris, comme à Marseille, Lyon, Bordeaux et Limoges. Il exporte l’art de vivre à la française à Milan, Stuttgart, Vienne, Tokyo ou New York.
Ses créations figurent également dans un grand nombre de musées français et étrangers.
Après leur rencontre à l’Ecole Supérieure de Création Industrielle à Paris, ils forment en 1992 un quatuor - trois garçons et une fille - sous l’appellation ’Radi designers’.
Comme son nom l’indique, RADI travaille sur la Recherche et l’Autoproduction du Design Industriel privilégiant à la fois humour, poésie et fonctionnalité. Circonstance amusante : c’est l’interrupteur électrique ’Switch’ dont la singularité est d’être intégrée dans la continuité du fil, qui leur ’ouvre’ les premières lumières de la célébrité. Il sera en effet primé au concours de design d’Osaka en 1995. Depuis, cette consécration a été largement confirmée. Fidèle à son credo, RADI continue à ’parasiter’ le quotidien avec des créations qui jouent sur le polysensuel : le dossier d’un fauteuil qui se transforme en pièce de puzzle, le petit chocolat offert avec le café qui devient un diadème s’emboîtant sur la tasse, le tapis chauffant avec cheminée et chat en trompe l’oeil.
RADI a obtenu le prix du créateur de l’année 2000 du Salon International du Meuble de Paris.
Retracer le parcours de Marc Newson relève de l’exploit tant sa production est volumineuse et ses centres d’intérêts multiples. Australien, vivant à Londres, il est, à 38 ans, déjà considéré comme le designer du XXIème siècle.
Objets pour Alessi, jet Falcon pour Dassault, prototype de voiture pour Ford, ligne de parfums pour Shiseïdo, l’oeuvre de Marc Newson est d’une grande diversité. Certaines de ses créations font déjà partie des collections permanentes du Moma à New York, du Design Museum de Londres ou du Musée des Arts décoratifs de Paris. Touche-à-tout génial, Marc Newson a également conçu l’architecture intérieure du restaurant Coast à Londres, du Mash & Air à Manchester, des studios d’enregistrement Syn et du Pod Bar à Tokyo. Il a réalisé également les lumières de l’Opéra de Sydney pour les célébrations de l’an 2000 et les Jeux Olympiques.
Élu créateur de l’année 1993 par le salon du Meuble à Paris, il obtient en 1995 le grand prix ’Package Design in Japan 1995 Biennal’ pour le flacon Basala de Shiseido.
Ancien élève des Beaux Arts, Pierre Charpin fait partie de la génération montante des designers français.
Après avoir collaboré avec la société italienne Algorithme sous la direction artistique de Nestor Perkal, Pierre Charpin a travaillé à Milan, de 1993 à 1994, avec George Sowden du Groupe Memphis. La Carte Blanche du VIA en 1995, dont il est le lauréat, le propulse sur le devant de la scène.
Aussi "simples" qu’"évidents", en "articulation avec le monde qui les contient", c’est ainsi que Pierre Charpin définit ses objets. Parmi ses nombreuses réalisations, citons sa superbe collection de meubles pour la galerie Post Design à Milan en 1998 : des meubles à la géométrie soulignée comme sa Dining Table Blanche, ou plus abstraits comme son tabouret noir, ou encore ludiques comme le fameux fauteuil Slice qui peut s’allonger, se déformer en deux fauteuils ou s’éclater en plusieurs modules comme un jeu de cube. Pierre Charpin explore aussi des objets plus complexes, tels que sa voiture - une caisse en polystyrène sur roulettes - présentée lors d’un workshop à la Biennale de Design de Saint-Étienne. Parmi ses dernières créations, citons ses plats en faïence pour le musée de Vallauris ainsi que ses objets en verre pour le CIRVA à Marseille.
Aujourd’hui Pierre Charpin expose aussi bien dans des galeries en France, en Italie, en Hollande que dans des musées notamment au Centre Georges Pompidou.
Ces deux frères, bretons comme leur nom l’indique, ont fait une entrée remarquée sur la scène du design. Ronan, 30 ans, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs et Erwan, 25 ans, sorti récemment de l’Ecole Nationale des Arts de Cergy Pontoise, collectionnent déjà les récompenses : Grand Prix du design de la Ville de Paris en 1998, New Designer Award de New York en 1999, mention du jury de la presse internationale au Salon du Meuble de Paris en 2000.
Des vases combinatoires à la nouvelle boutique APOC (A Piece Of Cloth) d’Issey Miyake à Paris, Ronan et Erwan Bouroullec donnent les clefs d’un nouveau design évolutif et modulable. Ils conçoivent ainsi des objets multifonctionnels comme leurs 8 vases qui peuvent se multiplier en plusieurs milliers de combinaisons, un lit clos qui devient une chambre à coucher ou encore le service de vaisselle édité par Habitat où toutes les pièces s’empilent et se complètent. Leurs oeuvres épurées et fluides apparaissent toujours ouvertes et réconcilient plaisir et créativité.
Dans leur atelier de Saint-Denis, Ronan et Erwan Bouroullec accumulent les projets et figurent désormais au hit parade des designers internationaux.