
Née en 1967, en Bosnie.
Maja Bajevic partage avec les artistes chinois qu’elle a rencontrés en Chine leur passé communiste. Elle réalise à cette occasion une vidéo où La Cène de Léonard de Vinci est rejouée, autour d’un gâteau en forme d’étoile rouge, dans laquelle elle tient le rôle de Judas.
Née en 1975, en Chine dans la province de Zhejiang
La jeune artiste Chen Ling Yang dénonce la domination écrasante de la culture chinoise par les hommes en faisant de son corps l’objet central de son travail, interrogeant par ce biais la place de la femme dans la société. La vidéo Menstruation Fairy, tout comme ses photographies, évoque l’identité et l’intimité de la femme, à l’instar d’artistes américaines des années 80. Dans le même temps, un rapport profond avec la culture chinoise se tisse par les séquences d’inspiration ésotérique mêlées au contexte très contemporain de la Chine en mutation.
Nés respectivement en 1980 et 1978 en Chine, à Pékin et Jilin
Chen Man (la photographe) et Zhang Dan (le modèle) travaillent ensemble pour construire des fictions à partir d’images de synthèse. Des corps malmenés, outrageusement maquillés, posent dans des ambiances liquides et ultra brillantes à mi-chemin entre le cinéma de science fiction et l’esthétique « papier glacé » des magazines de mode. Leurs photographies et vidéos mettent en scène des êtres mutants dans des environnements énigmatiques, sorte d’hybrides de Marilyn Manson et Matthew Barney.
Née en 1970, aux Pays-Bas.
Les dessins d’Eugénie Goldschmeding nous révèlent son univers. Ils montrent « un mindmap », sorte de macrocosme dans lequel, après un second regard, se cachent de multiples microcosmes. Formes, substances et forces s’attirent et se repoussent, tout en partageant une structure fluide et dynamique. Aucune loi n’existe dans cet univers : seuls la transformation et le changement sont des valeurs sûres. Tout est fluide, comme l'évoque la philosophie taoïste, dont le tao ou « voie », est l’élément essentiel qui unifie tout ce qui « est ».
Né en 1969, au Japon
Yuji Oshima se focalise sur des techniques comme le parasitisme, l’échantillonnage et l’assimilation. Il essaie de troubler l’équilibre d’ordres établis afin de révéler un système alternatif. Il œuvre dans l’espace public. Reprenant à son compte les systèmes de distributions parallèles très développées à Pékin, Yuji Oshima, à travers Catch me if you can, court-circuite le réseau de diffusion des biens de consommation culturels, notamment celui des films DVD.
Né en 1976, en Chine à Luoyang, province de Jiangxi
Liu Zhan, membre du collectif Unmask (cf. ci-dessous), travaille seul sous le pseudonyme Ping Ping. Il se réfère toujours à un univers guerrier emprunté à la réalité. Ainsi, il a reproduit en taille réelle, des soldats de commando de forces spéciales en pleine action. Ces figures noires sont insérées dans l’espace urbain et deviennent les sujets de multiples fictions. L’artiste inverse ainsi le rapport entre fiction et réalité.
Né en 1974, en France
Avec Town and country, Julien Prévieux nous convie à une exposition fictive d'art public français et chinois à travers les oeuvres monumentales qui ponctuent nos paysages, le tout transplanté dans le décor spectaculaire des volcans d'Auvergne. Dans la lignée du détournement, il « post-post-produit » les films de James Bond en ajoutant de nouveau effets spéciaux ou crée des sets de plage d’inspiration médiévale, parasol en cotte de maille inclus.
Né en 1971, en Mongolie
Par sa démarche artistique qui pourrait être rapprochée de celle des artistes du body art occidental, Qin Qa, jeune artiste chinois d’origine mongole, révèle une pratique du corps extrême. Il inscrit la souffrance, la mort ou la maladie au cœur de son travail. Parmi ses travaux, il s’est fait tatoué sur le dos une carte de Chine retraçant les différentes étapes du parcours emprunté par les troupes de l’Armée rouge pour repousser celles de Chang Kai Chek.
Né en 1971, en Allemagne
Wolf Von Kries a réalisé en Chine des œuvres en rapport à l’histoire et à la topographie des lieux. Après avoir observé ou créé à Pékin des scènes où se mêlent poésie et absurdité, il nous en rapporte les traces vidéo et photographiques.
Née en 1970, en France
Fantômes, Parachutes, Dragons, Projectiles est une série de quatre courtes vidéos réalisées à la périphérie de Pékin. Les scènes sont filmées de nuit et les images sont très légèrement ralenties. L’épaisseur du grain et la lenteur des mouvements qui en résultent, transforment les images. Au gré des films, enfants dans les arbres, pelleteuses, voitures composent un ballet étrange qui offre un aperçu de la vie à Pékin : son incessant chantier, ses croyances, sa jeunesse et sa pauvreté.
Né en 1971, en Chine, à Zaozhuang City, dans la province de Shandong.
Zhang Wei recouvre des racines d’arbre de pneus désossés. Il travaille la gomme du pneu comme une seconde peau. En appliquant un matériau synthétique sur un élément organique, le bois, il élabore une recherche formelle axée sur le rapport nature/culture. Plus généralement, ses œuvres montrent la duplicité entre un monde industriel et un monde imaginaire, plaçant par exemple des sculptures de chiens extraterrestres dans la cour d’un temple bouddhiste.