fondation entreprise Ricard
http://www.fondation-entreprise-ricard.com

Depuis 1997, l’artiste Ghazel se met en scène de manière obsessive dans de petits sketchs à l’absurdité corrosive. Si dans un premier temps, ses sketchs – qui sont au nombre de six cents aujourd’hui – transcrivaient l’expérience d’une femme voilée en prise avec les diktats de sa culture, ils abordent de plus en plus l’actualité politique, ses répercussions dans la vie quotidienne et ses aberrations. La forme délibérément fragmentaire, circulaire et répétitive de son œuvre accentue plus encore la difficulté exprimée par l’artiste à trouver un sens aux choses et à imposer un point de vue sur le monde.

Née en 1966 à Téhéran
Vit et travaille à Paris

Expositions personnelles (sélection)

2006

ME, MAC : Museo de Arte Contemporáneo, Santiago du Chili, Chili

2005

All About MeGhazel, a hybrid Iranian around the world, ASK? Art Space, Musashino Art University Alpha M project, Tokyo, Japon
All about Me: Ghazel, a hybrid, worldcitizen Iranian woman, Space B, Osaka-Seikei University, Nagaokakyo, Japon
HOME, performance faite dans le cadre du 37ème Festival de Théâtre de Venise

2004

Me, CCA, Glasgow
Me 2000 2003, Arts Centre Beursschouwburg, Bruxelles

Expositions collectives (sélection)

2006

Zones of Contact, 15ème Biennale de Sydney, Australie
Humor Me, H&R Block Artspace, Kansas City Art Institute, Kansas City, USA
Diari, Galleria 1000eventi, Milan, Italie
Why Pictures Now? Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig, Vienne, Autriche.

2005

Belonging, 7ème Biennale de Sharjah, Emirats Arabes Unis
Peripheral Vision, Void Gallery, Derry, Ireland
Risk Creative Action in Political Culture, CCA, Glasgow, Ecosse
Emergency Biennale, Groznie, Tchéchénie
Cubes, In Progress, 58ème Festival International du Film de Locarno
L’humanité mise à nu et l’art en frac, même, Casino Luxembourg - Forum d’art contemporain, Luxembourg
Sweet Taboos, Episode 2 : To Lose Without Being A Loser,3rd Tirana Biennial, Albanie

2004

Social Creatures: How Body Becomes Art, Sprengel Museum Hannover, Hanovre, Allemagne
Minority Report, Aahrus, Danemark
ID Troubles, Halle fur Kunst, Lueneburg, Allemagne
OK America?, Apex Art, New York, Etats Unis

2003

Clandestines, 50ème Exposition Internationale, Biennale de Venise,
El Arte con La Vida, 8ème Biennale de La Havane, Cuba

Gilles Balmet

Qu’elles soient vidéos, photographiques, ou peintes, les œuvres de Gilles Balmet procèdent par transfert, inversement et décantation. Les images et les formes sont toutes sujettes à manipulation et transformation, au point d’acquérir une étrangeté rétive aux classifications. Ainsi, la série Belles Demeures résulte d’un badigeonnage à l’encre de Chine, de transfert sur papier opéré par collage, scannage, et impression. Difficile de reconnaître les idylliques images de maisons proposées par les catalogues de vente, violentées par les entrelacs de congrégations de matière et de formes interlopes.

Né en 1979 à La Tronche
Vit et travaille à Paris

Expositions personnelles (sélection)

2006

One shot By... Gilles Balmet, Galerie Nuke, Paris

2005

Digital Garden, Galerie de l’École Supérieure d’Art et de Design d’Amiens

2004

White Light, Nouvelle Galerie. Grenoble

Expositions collectives (sélection)

2006

Cosmic Galerie, Paris
Expresion en corto, Festival International de courts métrages, Mexico, Mexique
Territoires fantômes, Maison du geste et de l’Image, Paris
Displacements, Bureau d’Hypothèses, Salle Michel Journiac, Paris
Loosing my mind, LAAC Musée d’art contemporain, Dunkerque
Kunsthalle de Halle, Villa Kobe, Allemagne

2005

Présence du documentaire contemporain, Galerie Nationale du Jeu de Paume, Paris
FIAV 05, Centre d’art Santa Monica, Barcelone, Espagne
Itinéraires privés, Espace Croisé, Roubaix
FID MARSEILLE (Festival International du Documentaire de Marseille)
Week-End, Espace Vallès, Saint-Martin-d’Hères
Jeunisme 2, FRAC Champagne Ardenne, Reims
Cité Internationale des Arts, Collaboration avec le compositeur Biao Chen.

Benoît Broisat

Benoît Broisat interroge les mécanismes de perception et de mémoire, au sein d’une réflexion sur la fonction des images. Ses dispositifs prennent la forme de reconstitutions imagées, au dessin ou en vidéo 3D, voire de manipulations dans le cas de la série des Anaglyphes initiée en 2004. Insatisfait par le caractère lacunaire des photos de presse documentant des conflits, « cette réalité qu’on devine complexe, protéiforme et subtile, et cette image unique, trop simple et trop univoque qu’on prétend lui substituer », il choisit de leur rendre vie à l’aide du procédé stéréoscopique. Devenues tridimensionnelles et agrandies, les images abolissent la distance créée par la photographie et rendent étrangement présents et palpables les personnes, le paysage alentour.

Né en 1980 à Bonneville
Vit et travaille à Paris

Expositions personnelles (sélection)

2006

Cosmic Galerie, Paris
Die Innenwelt der Außenwelt, Städtische Galerie Erlangen, Allemagne

2005

Imaginary landscape #1, œuvre Internet pour le musée de Grenoble

2004

White Light, Nouvelle Galerie, Grenoble

Expositions collectives (sélection)

2006

Historias animadas, CaixaForum, Barcelone, Sala Rekalde, Bilbao et Le Fresnoy, Tourcoing
Anatopies, centre d’art Cimaise et Portique, Albi
Displacements, Bureau d’hypothèse - salle Michel Journiac, Paris
Territoires fantômes, Maison du geste et de l’image, Paris
En parallèle / In parallelo, Centre culturel français de Milan, Italie
Kunsthalle de Halle, Allemagne

2005

Dis&Appearance, Fri-Art, Centre d’art de Fribourg, Suisse
Istill believe in miracles, ARC/Musée d’art moderne de la Ville de Paris
FIAV.05, Centre d’art Santa Monica, Barcelone, Espagne
Lueurs cathodiques, nuit des musées 2005 au musée des Beaux-arts de Reims
Jeunisme 2, FRAC Champagne-Ardenne
Itinéraires Privés, programme vidéo au musée des Beaux-arts de Calais

Claire Fontaine

Les interventions et les dispositifs du collectif Claire Fontaine auscultent l’impuissance politique et ses formes de désengagement. Ainsi le mot Strike (grève) inscrit à l’aide de grands tubes de néons s’éteint dès qu’une personne entre dans la pièce où il est exposé au mur. Strike résume à lui seul l’ambivalence de leur position : leur défiance envers tout statu-quo et conformisme est paradoxalement liée à leur doute envers l’efficacité des slogans et des représentations politiques. Insidieux, leur projet participe autant d’une stratégie de déstabilisation que d’une tentative de « reloading ».

Vit et travaille à Paris depuis 2004

Expositions personnelles (sélection)

2006

Couvrir Les Feux, Zoo Galerie, Nantes

2005

Foreigners Everywhere, Reena Spaulings Fine Art, New York, États-Unis
Étrangers Partout, 21 rue Ste Marthe, Paris
Claire Fontaine, Galerie Meerrettich, Berlin, Allemagne

Expositions collectives (sélection)

2007

Localismos, Perros Negros, Mexico, Mexique

2006

Group Therapy, Museo d’arte moderna e contemporanea Bolzano, Italie
Three Cities, Milan, Italie
Upping the Anti, Physics Room, Christchurch, Nouvelle Zetland
Continuous Project #8, CNEAI, Chatou, Malmaison
IMAGE WAR : Contesting Images of Political Conflict, Whitney Museum of American Art, CUNY Gallery, New York, États-Unis
La Maman et la Putain, Air de Paris
Grey Flags, The Sculpture Centre, New York, États-Unis
Ça s’ouvre ? Ça s’ouvre pas, Ateliers d’Artistes de la Ville de Marseille
The Crack Up, Reena Spaulings Fine Art, New York
Mafia, or One Unopened Packet of Cigarettes, STANDARD(OSLO), Norvège
Optik Schröder, Kunstverein Braunscheig eV, Allemagne

2005

MARS PAVILION, un laboratorio di resistenza artistica nel cuore della, 51è Biennale de Venise,
Mots D’ordre, Mots de Passe, Espace Paul Ricard, Paris
Étrangers Partout, Cité Internationale des Arts, Paris

Vincent Lamouroux

Les sculptures et les installations de Vincent Lamouroux investissent les espaces de divertissement, les formes de la science-fiction et du progrès. Utilisant des matériaux délibérément low-tech ou peu spectaculaires comme du bois, de l’acier ou des néons manufacturés, ses œuvres tentent de retranscrire formellement l’aspiration au mouvement et à la projection de ces structures futuristes, tout en soulignant leur prédestination à l’obsolescence. Entre pesanteur des matériaux et apesanteur des formes, les œuvres de Lamouroux tentent de déjouer les stratégies de décontextualisation et de contrôle inhérentes à ces espaces.

Né en 1974 à Saint Germain en Laye
Vit et travaille à Paris

Expositions personnelles (sélection)

2007

Galerie Martine Aboucaya, Paris

2006

Le Grand Café, Saint- Nazaire

2005

Scape, Musée d’Art Moderne et Contemporain, Genève
Grounded, Le Crédac, Ivry/seine

2004

Spencer Brownstone Gallery, New York, États-Unis

Expositions collectives (sélection)

2006

5 milliards d’années, Palais de Tokyo, Paris
Comfort potential, Transformer Gallery, Washington, États-Unis
Supernova, Domaine Pommery, Reims
Hradacany, La générale, Paris

2005

Buenos Dias Santiago, Museo de arte contemporaneo (MAC), Santiago du Chili
Une peinture sans qualités, Villa Tamaris, La Seyne / Mer
Face contre terre, Galerie Jocelyn Wolff, Paris
Altered Spaces, iMOCA, Indianapolis, États-Unis
Works on paper, Spencer Brownstone Gallery, New York, États-Unis

Guillaume Leblon

Que ce soit un corridor obscur, tortueux et claustrophobique, un étrange brouillard s’échappant de sous les plinthes, ou un cube monumental enveloppé de bandes de tissu blanc mouillé qui semble exsuder une sorte de liquide sale (Sans titre [National Monument], 2006), les dispositifs de Guillaume Leblon jouent d’un antagonisme entre simplicité formelle et théâtralité exacerbée. L’expérience et l’interprétation du spectateur devient un élément essentiel de la narration. Ainsi le corridor labyrinthique, le brouillard, et le “Monument national” enrobé de ses bandages pourraient nous amener à penser à la situation politique et morale de notre pays. Mais aussi d’abord à la nature projective et processuelle de l’œuvre, ses stratégies de monstration et de perception.

Né en 1971 à Lille
Vit et travaille au Kremlin Bicêtre

Expositions personnelles (sélection)

2006

Galerie Commune, Tourcoing, France
Kunstverein, Dusseldorf, Allemagne
National monument, Centre d’art contemporain, Ivry-sur-Seine, France

2005

Le, Galerie Jocelyn Wolff, Paris
only pictures are colourful, Galerie Projecte SD, Barcelona, Espagne
Le paradoxe du bord, Irmavep Lab, Châtillon-sur-Marne, France

2004

vue depuis l’entrée vers l’escalier, Galerie Jocelyn Wolff, Paris
AZIMUT, FRAC Bourgogne, Dijon, France

Expositions collectives (sélection)

2006

Prospective Sites, Rolling boards, Vienna, Autriche.
Prix Altadis, Madrid et Paris
Supernova, Expérience Pommery 3, Domaine Pommery, Reims

2005

CAC Brétigny-sur-Orge
Pursuit of happiness, Beyond, Utrecht, Pays-Bas
le génie du lieu, Musée des Beaux-Arts de Dijon
BAM, Centre d’art contemporain, Ivry sur Seine
Le principe d’incertitude, Public, Paris
Laast Blumen sprechen, Galerie de Multiples, Paris

2004

Schöner Whonen, BE-PART, Platform voor actuele kunst,Waregem, Belgique.

Bettina Samson

Les dispositifs de Bettina instillent souvent un climat de paranoïa diffuse. Rien de dramatique ou de spectaculaire pourtant, mais une ambiance minimaliste, presque nébuleuse, toute de clair-obscur, qui pénètre l’imagination. Les références sont identifiables, mais le contenu demeure étrangement cryptique. Ainsi dans Mon Oncle (2005), un mirador qui semble hérité de la guerre froide diffuse par intermittence un signal lumineux. En fait les conversations des aiguilleurs du ciel de l’aéroport le plus proche. Dans l’exposition Electrolux, c’est une torche Maglite qui oriente la lecture d’un texte inscrit au mur en lettres réfléchissantes et éblouissantes. Dessous un tondo peint de même en microbilles de verre flotte au-delà du mur, comme retranscrivant les formes d’un projecteur regardé frontalement.

Née en 1978 à Paris
Vit et travaille à Marseille

Expositions personnelles

2006

Electrolux, Galerie Visite Ma Tente, Berlin, Allemagne

2005

Mon Oncle BT11, TohuBohu, Marseille
Le Pavillon de Complaisance, 3 Bisf Lieu d’arts contemporains, Aix-en-Provence

Expositions collectives (sélection)

2006

Review Berlin, The emerging Art Fair, Berlin
La Maison Rouge, Bétonsalon, Paris
Offshore, Musée d’art contemporain, Marseille
La Station, Nice
Collection 05, Pshiit, Musée du Temps, Besançon

2005

Veuillez patienter..., En résonance avec la Biennale d’Art Contemporain de Lyon, CCO Villeurbanne
Bring into Play, Musée des Moulages, Lyon
Speed Need and Greed, Pschiit, Villa Arson, Nice
Multiples d’artistes, Astérides, Marseille
Just what is it that makes today’s homes so different, so appealing? Les Subsistances, Lyon

2004

Gemine : muse (GAI, www.giovaniartisti.it), Museo all’aperto, NABA, Milan, Italie
L’Occasion rêvée, Galerie de la Friche La Belle de mai, Marseille
Festival VIDEOFORMES, Vidéothèque Éphémère, Clermont-Ferrand
Les Enfants du Sabbat 5, Le Creux de l’enfer, Centre d’art contemporain, Thiers

Denis Savary

Les vidéos et les dessins de Denis Savary demeurent toujours lacunaires. Des formes à peine esquissées et reconnaissables dans les dessins, un plan fixe et une seule action en ce qui concerne les vidéos. Et à chaque fois, la fascination opère. Il faut dire que l’économie des moyens souligne d’autant plus l’incongruité des choses représentées : un joueur de vielle installé sur un terrain de cross labouré par des motards ; une architecture digne d’un bon film de science-fiction qui gargarise de drôles de sons – en fait l’orgue d’une église moderne-, ou tout simplement un système de lumières high-tech qui tourne désespérément seul sur une piste de discothèque avec, en hors-champ, les conversations du bar. Sons et lumières forment chez Savary un drôle de ménage, déceptif et surréel à la fois.

Né en 1981 à Granges-Marnand, Suisse
Vit et travaille à Paris

Expositions personnelles (sélection)

2005

Elles portent des plaisirs qui leurs sont propres mais qui n’ont rien à voir avec le plaisir de se gratter, La Russille, Suisse
Perpetual motion food, Galerie Sima, Nurenberg, Allemagne

Expositions collectives (sélection)

2007

un congrès de lucioles, Les Arques

2006

Belvédère, Circuit, Lausanne, Suisse
Conjonctions, MAMCO, Genève, Suisse

2005

Enchanté château, fondation pour l’art contemporain Salomon, Alex, Suisse
Disappearance, Fri-art, kunsthalle, Fribourg, Suisse
Connexions, MAMCO, Genève, Suisse
Scène de vie, Centre Culturel Suisse, Paris
La piste noire, Galerie Loevenbruck, Paris

2004

Negotiation for love or money, Galerie Donzé vansaanen, Lausanne, Suisse

Yann Serandour

Yann Sérandour conçoit sa pratique « à la périphérie » : autour d’œuvres, d’expositions, ou de catalogues qui ont été conçus par d’autres. Ses actions prennent la forme d’inserts, de suppléments, ou de conférences. Ainsi Thirtysix Fire Stations (2004) s’inspire, à la virgule près, du fameux livre d’Ed Ruscha Thirtysix Gasoline Stations de 1963. Sauf qu’aux stations essences célébrées par l’artiste des années 1960, Sérandour préfère les casernes de pompiers. Histoire d’époque et de génération. Sa pratique tient moins du « hacking » et du brouillage, qu’elle ne s’immisce dans les interstices afin de générer d’heureuses erreurs, de nouvelles potentialités. Une façon d’en réactiver la portée, de leur redonner leur liberté.

Né en 1974
Vit et travaille à Rennes

Publications d’artiste (sélection)

2006

[Supplement], éd. Cneai, Chatou, 2006

2004

Thirtysix Fire Stations, 2004
Supplement, 2004
Ma Bibliothèque virtuelle http://biblio.rearsound.net

Exposition individuelle

2007

Thirtysix Fire Stations, Galerie Monopoli, Montréal
Pages blanches, coédition Cneai, Chatou/La Box, Bourges

Expositions et projets collectifs (sélection)

2006

Some Time Waiting, www.sometimewaiting.co.uk
Transmission, Villa Arson, Nice
Royal Wedding expanded, Console, Paris

2005

Utopia Station, Porto Alegre (invitation Nico Dockx)

2004

Guardare, Raccontare, Pensare, Conservare, Casa del Mantegna, Mantoue
Voyageur Universel, Städtische Galerie, Palais Stutterheim, Erlangen