fondation entreprise Ricard
http://www.fondation-entreprise-ricard.com

GALERIE CATHERINE PUTMAN

mardi-samedi 14h-19h et sur rendez-vous
40, rue Quincampoix, 75004 Paris

Tel : 01 45 55 23 06
Fax : 01 47 05 61 43
Mail : contact@catherineputman.com
Web : http://www.catherineputman.com

Evénement en cours :

Bernard Moninot «Prosopopée»

Du 05 mai au 16 juin 2012

En savoir plus

Après «Ombres croisées» en 2009, Bernard Moninot investit à nouveau l’espace de la galerie Catherine Putman avec «Prosopopée». Figure de rhétorique consistant à faire parler une abstraction, un être disparu, une chose personnifiée, «Prosopopée» est le titre donné par l’artiste aux deux séries de dessins sur soie sur lesquelles s’ouvre l’exposition. On y retrouve un même crâne, vu sous différents angles, comme une vanité immobile réfléchissant sur «le temps à l’oeuvre dans l’oeuvre». La lumière physique traverse le dessin sans projeter aucune ombre, l’artiste capture l’ombre des choses qu’il fixe dans la transparence de la toile de soie, en croisant ombres portées réelles et ombres dessinées .
La galerie présentera également une série de 20 dessins tracés par le vent : «Le vent paradis», collecté en 2012 sur le mont Paradis à Etival dans le Jura, un lieu où en 1912 a séjourné Marcel Duchamp qui, au retour de ce séjour, écrivit le texte : «La route Jura-Paris ou le retour de l’enfant phare» première intuition à la réalisation de sa célèbre oeuvre «Le Grand Verre».
Ce nouveau projet collecté en 2011-12 est un hommage pour célébrer le centenaire de ce texte, et s’inscrit dans l’ensemble des oeuvres «La mémoire du vent» que l’artiste développe en différents lieux dans le monde depuis 1999. Ces dessins sont collectés avec un instrument inventé pour capturer les tracés des mouvements de l’air. Le dessin est réalisé selon un principe semblable à celui d’un sismographe : le curseur, un cil de verre fixé à l’extrémité d’une branche ou d’une herbe agitée par le vent, grave d’étonnants dessins dans la préparation de noir de fumée qui recouvre le fond de boîtes de chimie (boîtes de Pétri).
L’exposition présentera aussi deux ensembles de dessins sur papier que l’artiste a réalisés en 2011 : un cahier de dessins pour le premier numéro de la revue de dessin «Cursif» et une série pour la revue «Ligne 13».
Pendant la durée de l’exposition, à l’occasion de la sortie au mois de mai de la monographie de Bernard Moninot par Jean-Christophe Bailly (éditions André Dimanche), une signature sera organisée à la galerie (nous contacter pour plus d’informations).

Exposition collective «Estampes Numériques»

Du 23 juin au 27 juillet 2012

En savoir plus

La galerie Catherine Putman a choisi de présenter cinq artistes qui, si ils ont chacun leurs univers singuliers, investiguent le champ de l’estampe numérique : Champion Métadier, Linda Ellia, Sovann Kim, Urs Lüthi et Tim Maguire. Technique contemporaine de l’imprimerie d’art, l’estampe numérique conserve les codes de l’édition d’estampe classique en proposant des tirages limités, signés et numérotés. La matrice de l’oeuvre est le fichier numérique d’une image, soit conçue de manière purement numérique, soit créée à partir d’un original numérisé et retravaillé avec des logiciels de traitement d’image. Grâce à l’amélioration des finesses de résolution, à l’utilisation de beaux papiers, et à l’emploi d’encres à base de pigments, les tirages jet d’encre atteignent une qualité exceptionnelle. L’hybridation des techniques rend ces oeuvres étonnantes ; l’identification du procédé est insaisissable.

Champion Métadier. Née en 1947 à Tours, vit et travaille à Paris. Artiste peintre, Champion Métadier explore depuis peu les possibilités offertes par le numérique. Elle créé en 2011 pour une exposition à la galerie une série inédite de photographies, intitulée «Capture». A partir de photographies numériques, qu’elle retravaille pour les situer à la frontière de plusieurs lectures, Champion Métadier créé des images qui se situent entre un monde réel et un monde virtuel. En utilisant des contrastes et des couleurs saturées à l’extrême, elle révèle la volonté propre à son oeuvre de tendre vers une expression indéfinissable, ambigüe, complexe. Partant de ce premier travail de recomposition numérique, elle créé une série de dessins numériques sans base photographique, utilisant comme pour ses dessins manuels une large palette de couleurs et un mélange de techniques et de matières offerts cette fois par l’ordinateur.

Linda Ellia. Née en Tunisie. Vit et travaille en France. Peintre et photographe, Linda Ellia commence en 2005 « Notre Combat », un grand projet collectif de détournement de «Mein Kampf », acte de résistance entrepris avec la bénédiction de Simone Veil. En 2011, elle publie « Hors Classe », préfacé par Michel Onfray, avec des textes de Thierry Illouz.
Un jour, Linda Ellia s’amuse à faire développer des négatifs sur lesquels elle a peint et dessiné avec de minuscules outils. Les images qui sortent de cet agrandissement évoquent tour à tour des paysages marins, des personnages dansant, des jeux de lumière abstraits. Pour l’exposition, une dizaine d’images scannées et tirées au studio Bordas à un petit nombre d’épreuves composent le premier travail numérique de Linda Ellia, qui explore la métamorphose de l’image, soumise au changement d’échelle et de support.

Sovann Kim. Né en 1966 au Cambodge. Vit et travaille à Nantes. Sovann Kim mène de front une activité de designer centrée sur le
mobilier urbain, et celle d’artiste, notamment par un travail en édition pigmentaire qu’il poursuit depuis 2002.
Les «Elévations» (2010-2011) sont des images déformées, distordues, modélisées, de cartes IGN de régions volcaniques. Pour exprimer sa vision et la complexité des paysages, l’artiste numérise les images, puis les recompose et les métamorphose en les modelant grâce à des logiciels de traitement d’images. Ces représentations sont à la frontière de la photographie, de la peinture, du dessin, de l’estampe. Dans sa démarche, l’artiste questionne de manière inventive et unique la place de l’outil numérique dans le processus d’expérimentation et de création de l’image.

Urs Lüthi. Né en 1947 à Lucerne, Suisse. Vit et travaille à Munich, Allemagne. La photographie est le principal médium d’Urs Lüthi. La substance de l’oeuvre est livrée par la vie dans ce qu’elle a de plus banal et de plus unique. L’autoportrait reste son mode d’expression principal mais comme le dit Rainer Mason: «La beauté troublante s’en est allée, depuis 1970. Demeure le petit homme – c’est ainsi qu’Urs Lüthi parle de soi-même – et ce qui reste de la clarté, «The Remains of Clarity». S’ajoutent, comme depuis toujours, la distanciation, l’humour, et la tendreté (qui est la modalité masculine de la tendresse). (…) Ayant, d’ancienne date, fait de son corps la substance et le langage de son art, Urs Lüthi (* 1947), figure polaire et très singulière du body art et des mythologies personnelles, propose aujourd’hui un discours d’apparence plus ontologique. Il «fait des choses de plus en plus claires, entouré de choses pas claires du tout», manière, suggère-t-il, «d’éclairer l’univers alentour». [rmm]L’autoportrait reste son mode d’expression principal. A l’occasion d’une exposition de photographies à la galerie en 2006, Catherine Putman a édité un portefeuille de 10 estampes numériques «The remains of clarity/Ce qui reste de la clarté».

Tim Maguire. Né en 1958 au Royaume-Uni. Vit et travaille en Australie. La marque de fabrique de Tim Maguire en tant que peintre consiste à appliquer les couleurs sur la toile les unes après les autres, de telle manière que ses peintures – dont les sujets familiers sont la vie végétale et les paysages aquatiques ou neigeux - peuvent de loin être confondues avec des photographies.
Depuis 2002, il explore l’univers de la création numérique sous un angle unique, en dessinant couleur par couleur sur différentes feuilles de papier calque, qu’il numérise une à une pour en faire des calques numériques, puis assemble à l’aide de logiciels de traitement d’images. Des paysages de flocons de neige et des cadrages en gros plan de multiples variétés de végétaux se déploient sur ces estampes numériques éditées et tirées par le studio Bordas.

Artistes permanents :

Pierre Alechinsky, Arman, Geneviève Asse, Georg Baselitz, Pierre Buraglio, Balthasar Burkhard, Alain Clément, Pierre Courtin,Christo, Tony Cragg, Max Ernst, Asger Jorn, Sovann Kim, Urs Lüthi, Robert Matta, Agathe May, Najia Mehadji, Jean Messagier, Henri Michaux, Bernard Moninot, Carmen Perrin, Jean-Pierre Pincemin, Markus Raetz, Man Ray, Sophie Ristelhueber, Georges Rousse, Antonio Saura, Jean Tinguely, Gérard Traquandi, Bram van Velde, Claude Viallat