fondation entreprise Ricard
http://www.fondation-entreprise-ricard.com

GALERIE LOEVENBRUCK

mardi-samedi 11h-19h et sur rendez-vous
6, rue Jacques Callot - 75006 Paris

Tel : 01 53 10 85 68
Fax : 01 53 10 89 72
Mail : contact@loevenbruck.com
Web : http://www.loevenbruck.com

Evénement en cours :

Patrice Gaillard & Claude «Our Friends' Units With Several Other Units»

Du 04 mai au 02 juin 2012

En savoir plus

Déplacer dans une notion affective celle d’unités de mesure, c’est ainsi qu’il faut interpréter le titre de cette exposition Our friend’s units with several other units. Les unités de cette exposition sont d’une part des papiers marbrés, une technique séculaire qui produit un effet marbré obtenu par flottaison d’encres et d’autre part les mueslis, des moulages d’un mélange de céréales comme un ensemble de sculptures-pupitres. (...)

Michel : Dans vos assemblages, il y a un effet de sédimentation, chaque élément se charge d’une forme de mémoire, soit imprimé, gravé, affublé, agrippé, une charge issue d’un autre corps.
Claude : Nous avons donné un méta-titre à toutes ces recherches : Le groupe et la famille, en référence aux recherches sociologiques ou psychanalytiques de la «French Theory» des années soixante. Le groupe y est considéré comme ensemble impersonnel et la famille comme ensemble affectif.
M : Un différentiel de proximité.
Patrice : Ce qui compte c’est la mise en relation de ces deux ensembles. Pour cette exposition, nous pensions une famille de marbrés et un groupe de mueslis. En ce qui concerne les marbrés, ce sont des corps gras déposés sur de l’eau, c’est fluide, expérimental. Le moment choisi est imprimé sur papier ; on donne
des orientations, mais c’est très accidentel.
C : La technique ancestrale des marbrés s’appelle « ébru », nuage en perse, nous avions envie de faire une exposition sur un mal de tête collectif, qu’on puisse décomposer cet instant psychologique en plusieurs temps à travers une exposition ; de dérives en dérives nous sommes arrivés aux mueslis et aux marbrés.
P : Nous cherchions une pratique dans laquelle nous pouvions replonger dans quelque chose qui nous échappe, qui soit de la perte.
Jean-Paul et M : Une perte dans la psyché.
P : Les marbrés que nous avons choisis sont tous d’atmosphères et d’harmonies différentes, certains sont très XVIIIème, d’autres font penser à CoBrA. Nous les avons choisis pour qu’ils constituent une famille, avec des psychologies différentes.
M : On retrouve des temporalités différentes avec une forme d’obsolescence, un peu comme si le truc avait déjà été consommé, avait déjà perdu de son efficacité d’une certaine manière.
C : De toutes façons nous ne cherchons pas de choses qui soient exceptionnelles ou fabuleuses, au contraire, ce sont des éléments de langage qui sont communs, digérés.
M : Dans leurs juxtapositions aussi.
C : C’est très bavard.
J-P : Comment ce cachet de paracétamol est-il arrivé dans les marbrés ?
M : C’est un objet de partage ?
P : Une galette.
C : Une substance pour soigner un mal de tête collectif.
J-P : Vous utilisez souvent le terme « générique ».
C : C’est du language courant.
J-P : Pas dans celui de l’art, vous êtes quand même les seuls à l’utiliser pour définir ce que vous faites. J’avais parlé de vos pièces en tant que postures modernistes.
M : Oui, j’ai l’impression que votre génération a une grande conscience de la chronologie, des styles, des
époques ?
JP : Les générations récentes utilisent sans scrupule la matière moderne, à une certaine époque on ne revendiquait pas les références, c’était négatif de recibler, maintenant cette méthode est courante.
M : On appelle ça la «spolia».
J-P : En quoi ?
M : En architecture, un empire qui détruit un autre empire mais qui réutilise un morceau du temple précédent, laissant des morceaux apparents pour imposer sa conquête.
P : Les Romains faisaient déjà des fausses ruines.

Extrait de l’entretien entre Claude, Michel François, Patrice Gaillard et Jean-Paul Jacquet, le 24 mars 2012.

GAILLARD & CLAUDE
Duo constitué de Claude, née en 1975 et Patrice Gaillard, né en 1974. Vivent et travaillent à Bruxelles, Belgique.

Morgane Tschiember

Du 08 juin au 28 juillet 2012

En savoir plus

La galerie Loevenbruck est heureuse de présenter l'exposition personnelle de Morgane Tschiember.

Artistes permanents :

Virginie Barré, Alain Declercq, Robert Devriendt, Dewar & Gicquel, Blaise Drummond,Jean Dupuy, P. Gaillard & Claude, F. Giraud & R. Siboni, Vincent Labaume, Arnaud Labelle-Rojoux, Lang / Baumann, Édouard Levé, Philippe Mayaux, Gabor Ösz, Bruno Peinado, Werner Reiterer, Børre Sæthre, Stéphane Sautour, Alina Szapocznikow, Morgane Tschiember

Foires :

LOOP Videofair Barcelone 31 mai-2 juin