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Du 27 mars au 30 avril 2010
Baptiste Debombourg (né en 1978) et Lionel Sabatté (né en 1975) partagent des préoccupations communes. Cette complicité d'esprit s'est révélée en prenant la forme d'une oeuvre réalisée en concertation « Hells Angels », chacun y apportant sa problématique. Chez Baptiste Debombourg, c'est le volume, l'espace qui priment, pour Lionel Sabatté c'est la peinture,le jaillissement de la matière, des couleurs.
Baptiste Debombourg développe une recherche à travers le champ élargi de la sculpture, en lien avec son environnement faisant échapper les objets à leur médiocrité première. Le vulgaire, le standard « va en s'élevant » pour reprendre l'étymologie du mot sublime (sublimis en latin). Baptiste Debombourg s'intéresse à notre usage des objets du quotidien et à leur fonction - en particulier aux objets standardisés : emballages, cartons, caddie, automobile - , de la production en série jusqu'aux différents modes d'appropriation dont ils sont l'objet (customisation, tuning). Les dispositifs conceptuels de Baptiste Debombourg sont d'une hybridité artistique, à la fois dessins, sculptures, photographies, films, chaque projet naît d'une rencontre, d'une curiosité renouvelée, une observation minutieuse de la réalité la plus pragmatique, la plus élémentaire.
ACTUALITÉ
Battement d'ailes, VOLET II / 06.02 - 28.03.2010
Galerie du Dourven - Domaine Départemental du Dourven, Trédez-Locquémeau (22)
Lionel Sabatté
transcende d'une manière purement poétique et informelle cette même réalité liée à l'environnement à travers une série de dessins et de toiles de très grand format. Sabatté n'hésite pas à utiliser la couleur rose. Le rose est la couleur ambiguë par excellence, à la fois sous-rouge pour les physiciens qui le considèrent comme un rouge désaturé et couleur fragile et éphémère, placée dès l'Antiquité dans la subjectivité et la poésie. Le rose nous dit aussi la chair, la sensualité, elle est aussi la couleur de tous les excès, ceux des paradis artificiels.
Les grandes huiles de Lionel Sabatté traduisent ces ambivalences, elles sont à la fois ironiques et
graves. Les toiles peintes de la couleur de la chair jouent comme des grands corps traversés dans toute
leur longueur par de longues traînées de poussière. Ces résidus de particules organiques (cheveux, poils) sont là pour nous rappeler non sans un certain humour notre éphémérité.
« ...Beaucoup d'artistes ont utilisé de la poussière souvent comme quelque chose d'immatériel, de spirituel et/ou qui parle de la futilité des choses. Je l'utilise aussi pour ces raisons, mais j'utilise une poussière très "matérielle », très lourde, sale, agglomérée, contenant des traces de millions de gens... une poussière très présente et pas légère du tout ! Qui fait même peur... comme ce qu'elle symbolise (notre condition, notre passage, le temps peut-être...). Quand je l'utilise, j'essaie de la rendre poétique, amusante, parfois belle et séduisante... ou même grotesque ».
ACTUALITÉ
Lignes de chance / 09 - 27.03.2010
Actualité du dessin contemporain, une proposition de Bernard Moninot et François Bouillon
Fondation d'entreprise Ricard - Paris
Art Paris 18 - 22 mars 2010