
D'inspiration clairement architecturale, Sans titre, 1999 de Didier Marcel pourrait apparaître comme une sorte de maquette : celle de la façade d'une tour d'habitation parisienne des années 70. Mais cette maquette n'en est pas vraiment une et renvoie à une question sur l'échelle de l'objet architectural. Les façades constituées d'éléments répétitifs, aux échelles parfois difficiles à apprécier, figurent parmi les éléments les plus caractéristiques des grands immeubles qui affichèrent les signes d'une modernité "internationale" entre les années 50 et 70, notamment pour des programmes commerciaux. L'oeuvre de Didier Marcel permet d'introduire quelques interrogations sur ce type d'architecture. Quelle est la nature exacte de ces façades? Derrière la banalité d'apparence, quelles sont les théories à l'oeuvre ?